« Artichaut » : Thomas GT, l’humour à cœur ouvert
« Artichaut » : parcours d’un mec drôle et sensible.
Cette intro aurait pu fonctionner si c’était la sortie de mon premier roman aux Éditions
Flammarion, mais non.
Écrire un roman pour un dyslexique, c’est pas la meilleure idée.
Écrivain non, mais rugbyman professionnel oui.
Enfin j’ai failli le devenir, mais bon, la dyslexie tu connais…
J’étais pas loin aussi de construire quelque chose de grand avec La femme de ma vie
mais cette satanée dyslexie a encore bousculé tous mes plans…
Bon, on est d’accord, la dyslexie n’excuse pas tout ! Mais je t’invite à venir découvrir le
parcours d’un mec drôle et sensible.
Ah mais ça marche ! En fait je vais vraiment finir par écrire un roman…
L'opinion de la luciole
Avec Artichaut, Thomas GT nous raconte le parcours d’un homme qui avait des rêves plein la tête… mais dont la vie n’a pas toujours suivi le scénario prévu. Le rugby professionnel, l’amour, les ambitions et, en fil rouge, cette dyslexie qui vient régulièrement mettre son grain de sel dans son histoire.
Sur scène, Thomas GT se raconte avec beaucoup d’autodérision. On rit de ce parcours cabossé, de ces rêves qui ne se sont pas tout à fait déroulés comme prévu, de ses maladresses et de ses désillusions. La dyslexie devient une formidable matière à rire, mais elle est surtout le point de départ d’un récit beaucoup plus personnel.
Car, presque sans que l’on s’en aperçoive, Artichaut se fait plus intime. Derrière les vannes apparaît un homme sensible, qui accepte de parler de ses échecs, de ses histoires d’amour et de ses fragilités sans jamais tomber dans le pathos. L’humour reste toujours présent, mais laisse parfois la place à une émotion plus inattendue.
C’est sans doute là que le spectacle touche le plus : dans cette capacité à passer du rire à l’émotion avec simplicité. Thomas GT crée une vraie proximité avec le public, donnant parfois l’impression de partager avec nous un morceau de son histoire plutôt que de simplement jouer un spectacle.
Et finalement, Artichaut porte plutôt bien son nom. Au fil de la représentation, on effeuille peu à peu le personnage, on dépasse l’humour et l’autodérision pour découvrir ce qui se cache derrière. Et au centre, forcément, il y a le cœur.
Un seul-en-scène drôle et touchant, dans lequel Thomas GT fait de ses failles une force et de son parcours une belle matière à rire. Une manière sincère de nous rappeler que l’on peut aussi apprendre à sourire de ces moments de vie qui, sur le coup, nous faisaient beaucoup moins rire.
Vous pourriez aussi aimer
HYL, rencontre avec l’artiste toulousain qui monte, aux couleurs pop, rap et électro!
28 juin 2024
« A Queen Is Born » : quand Marlène Schaff tombe le masque
13 juillet 2026